Taux d’intérêt légal et pénalités de retard 2026
Les taux applicables aux retards de paiement changent chaque semestre. Voici les valeurs en vigueur et leur historique récent, avec les sources officielles, et surtout comment ils s’appliquent concrètement à vos factures impayées.
Le calcul de notre outil s’appuie sur une table de taux versionnée et sourcée. Chaque valeur provient des arrêtés publiés au Journal officiel (consultables sur Légifrance) et du taux de refinancement de la Banque centrale européenne. Aucune valeur n’est estimée : les taux ci-dessous sont ceux effectivement en vigueur.
| Semestre | Pénalités pro (BCE+10) | Taux légal (créance pro) | BCE refi |
|---|---|---|---|
| 2024-S1 | 14,50 % | 5,07 % | 4,50 % |
| 2024-S2 | 14,25 % | 4,92 % | 4,25 % |
| 2025-S1 | 13,15 % | 3,71 % | 3,15 % |
| 2025-S2 | 12,15 % | 2,76 % | 2,15 % |
| 2026-S1 | 12,15 % | 2,62 % | 2,15 % |
| 2026-S2 | 12,40 % | 2,75 % | 2,40 % |
Comment lire ce tableau
La colonne « Pénalités pro » donne le taux applicable, à défaut de taux contractuel, aux retards de paiement entre professionnels : c’est le taux de refinancement de la BCE majoré de 10 points. La colonne « Taux légal (créance pro) » est le taux d’intérêt légal des « autres cas », que vous appliquez lorsque votre client est un particulier. Notre calculateur sélectionne automatiquement la bonne colonne selon le régime que vous indiquez.
Pourquoi le taux dépend du semestre
Un impayé s’étale souvent sur plusieurs mois, voire plusieurs semestres. Or les taux changent au 1er janvier et au 1er juillet. Les intérêts doivent donc être calculés jour par jour, en appliquant à chaque période le taux qui lui correspond. C’est ce découpage semestriel, fastidieux à faire à la main, que notre outil réalise pour vous, avec un détail ligne par ligne repris dans la lettre.
Le taux d’intérêt légal applicable aux créances des particuliers (créancier personne physique) n’est pas utilisé par ce calculateur, dont les utilisateurs sont des créanciers professionnels. Informations générales, à jour des arrêtés semestriels ; elles ne constituent pas un conseil juridique individuel.